Quel avenir pour les Nomades?


Le temps semble loin désormais où le Kazakhstan jouait un barrage de coupe du monde face à l'Uruguay en 2010 (défaite 44 à 7). C'était alors l'époque glorieuse des "Nomades". Depuis, la sélection kazakh a connu de gros revers sportifs sans oublier qu'elle a aussi été interdite de compétition durant deux années (2016 et 2017) suite à une fédération alors en faillite. Un véritable désastre pour le rugby ovale dans le pays.


Depuis 2018, le Kazakhstan a retrouvé la compétition et s'est illustré chez les femmes puisque ces dernières, désormais entraînées par Anna Yakovleva, joueront l'Asia Rugby Championship et affronteront le Japon et Hong Kong pour une place à la coupe du monde de rugby de 2021 en Nouvelle-Zélande.


Chez les hommes en revanche, le tableau est plus sombre. Alors qu'ils jouaient encore contre le Japon en 2012, les "Nomades" sont partis en 2018 de l'Asia Rugby Championship Division 3 Central (4ème division asiatique) qu'ils ont facilement gagné en écrasant chez eux la Mongolie (55 à 6) en 1/2 finale puis ensuite le Pakistan (48 à 0) en finale.


Mais l'an dernier, le Kazakhstan a connu une compétition difficile en terminant 3ème de l'Asia Rugby Championship Division 2 (3ème division asiatique) à Bangkok. Une défaite en 1/2 finale face au pays hôte, la Thaïlande (38 à 20) avant d'arracher la 3ème place contre la petite île de Guam (victoire sur le score de 17 à 8).


La sélection nationale masculine stagne en 3ème division asiatique et doit faire face en plus à des pays qui émergent sur le continent et qui l'ont déjà dépassés (Malaisie, Philippines et Thaïlande notamment). Le Kazakhstan dispose pourtant à nouveau d'un bon réservoir avec quelques joueurs qui évoluent même dans le championnat professionnel russe.


Je parle ainsi du 2ème ligne Anton Makarenko (Enisey-STM, 7 caps), du 3ème ligne Maxim Pristinskiy (Bulava Taganrog, 2 caps) et de l'ailier Baurzhan Shegebay (Bulava Taganrog, 4 caps). Mais cela n'est pas suffisant pour les "Nomades".


Contrairement à un pays comme la Thaïlande qui ambitionne d'avoir une ligue professionnelle, le géant de l'Asie centrale n'en a pas les moyens. L'espoir du rugby kazakh pourrait toutefois venir du Almaty RC, club de rugby de l'ancienne capitale d'où proviennent une bonne partie des internationaux du Kazakhstan.


Voir cette équipe se professionnaliser et intégrer dans le futur le championnat professionnel russe voisin pourrait permettre de concentrer et de faire progresser à un tout autre niveau le meilleur réservoir kazakh et ainsi remettre au premier plan asiatique la sélection du pays.

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