Le rugby kirghize affiche ses ambitions


L'apparition du sport au ballon ovale est très récente au Kirghizistan. Celui-ci est apparu à l'initiative de dirigeants et joueurs kazakhs. La fédération a ainsi vu le jour en 2001. Mais depuis, le rugby n'a guère progressé dans le pays.


La sélection nationale, créée en 2008, n'a joué que 5 rencontres internationales officielles dans son histoire: en 2008 face à l'Iran (16 à 30) et l'Ouzbékistan (15 à 15), en 2009 face à la Mongolie (38 à 21) et l'Ouzbékistan (12 à 31) et enfin en 2018 face au Pakistan (0 à 82).


Une très longue absence dû à de graves problèmes financiers de la fédération de rugby. Mais depuis l'an dernier, cette dernière semble avoir changé de cap et pris une voie de développement de rugby professionnelle pour développer le sport dans son pays.


Tout ceci est à l'initiative du président de la fédération kirghize de rugby, Abylmazhin Asankulovich. Cet homme ambitieux a choisi de s'appuyer sur les moyens économiques de l'état et des partenariats solides avec les fédérations de rugby des pays voisins (Russie, Kazakhstan et Ouzbékistan). L'objectif final affiché est de voir les meilleurs joueurs locaux partir jouer à l'étranger au Japon et en Europe pour renforcer la sélection nationale.


Les moyens financiers donnés par le gouvernement ont permis de fonder une académie de rugby et de former de nombreux entraîneurs, arbitres et joueurs. Dans ce pays où la sélection nationale est composée à 100% de militaires, le sport au ballon ovale a commencé à faire son apparition au niveau civil et plus important encore, dans les écoles.


Les premiers tournois écoliers ont ainsi vu le jour au Kirghizistan en 2019. Le rugby se développe très vite aujourd'hui dans ce pays d'Asie centrale. Abylmazhin Asankulovich travaille depuis quelques mois sur son projet final qui doit faire monter le rugby kirghize à un autre plan. En effet sa fédération est en plein stade des négociations avec la Japan Rugby Football Union. L'objectif est d'envoyer les meilleurs joueurs et techniciens kirghizes en stage au Japon dans les clubs de la future Pro League nippone.


Abylmazhin Asankulovich sait que son pays n'a pas les moyens financiers de pouvoir créer une ligue professionnelle ou une équipe professionnelle de rugby. Le travail consiste ainsi à se donner les ressources nécessaires pour former de bons joueurs et pouvoir les envoyer jouer comme professionnel à l'étranger d'ici 2029. Le Kirghizistan aura d'ailleurs bientôt son stade national de 2 500 places qui sera construit à Bichkek, la capitale du pays.

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