L'émergence du rugby en Asie


Dans moins de deux mois va démarrer le Global Rapid Rugby, nouvelle compétition de rugby à XV dont la moitié des franchises auront la particularité d'évoluer en Asie. Outre les South China Tigers de Hong Kong, qui représentent à plus de 90% la sélection des Dragons, deux nouvelles équipes ont fait leur apparition.


A commencer par la franchise malaisienne des Malaysia Valke, qui sera basée à Kuala Lumpur et composée en très grosse majorité de joueurs sud-africains de l'équipe de Valke mais aussi de plusieurs internationaux de la sélection des Hibiscus.


La seconde franchise toute fraîche est celle des China Lions. Suite à un partenariat entre la Chinese Rugby Football Association, la New Zealand Rugby Union et Bay of Plenty Rugby Union, cette équipe (basée à Shanghai) sera composée de joueurs chinois, de Bay of Plenty et d'autres provinces néo-zélandaises. Ainsi le rugby asiatique en cette année post-coupe du monde est en plein boom alors que le Japon va démarrer sa New League en 2021.


Le nombre d'équipes professionnelles se multiplient et redonne enfin de l'espoir à ce grand continent longtemps oublié par World Rugby. Le Global Rapid Rugby, pari fou du milliardaire australien Andrew Forrest suite à l'exclusion de la Western Force après le Super Rugby 2017, a été le grand point de départ de tout cela.


Et aujourd'hui le grand gagnant de ceci est l'Asie même s'il faudra attendre plusieurs années avant de voir la Malaisie et surtout la Chine atteindre le niveau international de Hong Kong. Et ces pays ne sont pas les seuls qui peuvent espérer profiter de la naissance du Global Rapid Rugby. Avec moins de 1 000 licenciés, la Corée du sud voit sa sélection tenir sur trois clubs corpos (Hyundai Glovis, KEPCO et POSCO) et quatre clubs universitaires (Korea Univ., Yonsei Univ., Kyung Hee Univ. et Dankook Univ.).


La qualification historique des Roses de Sharon pour les jeux olympiques de Tokyo de 2020 tient ainsi du miracle! Mais les sud-coréens veulent revenir aussi au premier plan sur la scène asiatique de rugby à XV, humiliés depuis plusieurs années par Hong Kong. Hyundai Glovis, jeune franchise sud-coréenne fondée en décembre 2015, a ainsi annoncé comme objectif de se professionnaliser et d'intégrer un championnat voisin.


Mais la New League japonaise, qui verra le jour en 2021, sera interdite à toute équipe étrangère. Le dernier espoir de la Corée du sud repose ainsi sur le Global Rapid Rugby. Hyundai Glovis est équipé qui plus est pour intégrer la compétition.


La franchise possède un superbe stade, le Namdong Asiad Rugby Stadium (5 078 places) de Incheon, où l'équipe nationale joue ses rencontres à domicile. Elle possède aussi déjà un joli effectif et serait parfaitement armée avec le renfort de plusieurs joueurs étrangers.



Autre pays à bon potentiel: le Sri Lanka. Les Tuskers évoluent en deuxième division asiatique et la Dialog Rugby League (le championnat national de rugby à XV) est d'un bon niveau pour l'Asie. Les srilankais disposent aussi de plusieurs stades pour jouer en Global Rapid Rugby.


Celui populaire de Kandy, le Nittawela Rugby Stadium (25 000 places) ou encore le Colombo Racecourse Stadium de Colombo (40 000 places). Le seul souci serait financier et la future franchise srilankaise aurait besoin d'un très gros sponsor pour participer.


Enfin, un pays pourrait en terminer avec l'Europe et se tourner vers l'Asie: la Russie. Le pays a certe un championnat professionnel mais ses deux meilleurs clubs de rugby, le Yenisey-STM et le Krasny Yar, sont basés dans la ville de Krasny Yar en plein milieu de la Sibérie.


Les deux équipes pourraient ainsi se tourner vers le continent asiatique et participer dans un Global Rapid Rugby élargi à huit ou dix franchises. De quoi permettre aux joueurs russes d'élever leur niveau en affrontant notamment la Western Force, les Fijian Latui, les Manuma Samoa et les South China Tigers. Et également d'intégrer sur le long terme les "Ours" dans le Asia Rugby Championship. Rien de plus normal pour un pays dont 75% de la superficie se situe pour rappel en Asie. De quoi voir l'avenir du rugby asiatique de l'est positivement!

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